Plate-forme Sonoma
By Samuel D. - 19/01/2005
Sommaire:

 

Conclusion

 

C'est dit ! Intel renouvelle son Centrino et tente d'enfoncer encore plus le clou avec Sonoma. Toujours sobrement baptisé "Centrino" pour ne pas trancher avec l'ancienne génération, force est de constater que ce choix marketing a peut-être été dicté par des considérations techniques. En effet, bien que les fondements même d'un portable Sonoma soient totalement différentes par rapport à la génération précédente, les performances, au final, s'en ressentent peu.

Mais revenons à ce nouveau Centrino. Annoncé ce jour en remplacement de l'ancien trio composé du Pentium M FSB400, du chipset i855 et du composant WiFi 2100B, Sonoma reste toujours basé sur un trio, toutefois plus évolué. Le Dothan et ses 2 Mo de cache passe maintenant à un bus 133 MHz (533 QDR) avec des versions 2.13 GHz (770), 2.0 GHz (760), 1.86 GHz (750), 1.73 GHz (740) et enfin, 1.60 GHz (730) pour s'adapter à toute la gamme de prix. Pour supporter ce chipset, c'est l'i915PM ou GM et son Southbridge associé, l'ICH6-M qui prennent la relève de l'i855 et de son ICH4. Au menu, support du PCIexpress et de la DDR-II dans le but d'offrir de meilleures performances, tout en diminuant la consommation d'énergie. Enfin, le contrôleur WiFi s'adapte aux normes 802.11a, b et g pour une interopérabilité totale des normes. Séduisantes sur le papier, ces différentes technologies devront encore faire leurs preuves en pratiques.

En effet, si les performances du Pentium M sont de plus en plus reconnues et étaient déjà excellentes sur Centrino première génération, elles ne profitent que peu du passage à un bus 533. Côté mémoire, la Dual DDR-II 533 vient prendre la relève de la vieillissante DDR333. Malheureusement, le débit offert par cette mémoire étant deux fois supérieur au maximum que peut utiliser le Pentium M, le surplus ne pourra servir qu'au contrôleur graphique intégré et, quelque part, utiliser de la mémoire très onéreuse et performantes dans un portable doté uniquement d'un chipset avec contrôleur graphique intégré, c'est un gâchis que peu de constructeurs peuvent se permettre. Au final, face à l'ancienne génération, Sonoma peut se targuer d'une hausse du débit mémoire de 15 à 20% sur des tests synthétiques. Hélas, ce gain ne se perçoit que peu dans la pratique puisque notre plate-forme Sonoma ne s'est révélée que très légèrement plus performante que la précédente. Un gain négligeable qui ne doit toutefois pas occulter les bienfaits de cette nouvelle plate-forme.

En effet, si, tout comme pour le passage de l'i865 à l'i915, la hausse de performances est négligeable par rapport à la génération précédente, l'augmentation des fonctionnalités, lui, ne l'est pas. Même si PCIExpress et DDR-II ne disposent pas encore des moyens de s'exprimer entièrement, s'agissant de technologies plus avancées et plus économes en énergie, l'autonomie des portables Centrino devrait augmenter significativement. De plus, le passage à Sonoma permet d'apporter la gestion de l'HDA, un composant WiFi complètement inter opérable, une gestion du SATA, et des cartes ExpressCard, ce qui n'est pas négligeable en terme de confort. Enfin, vu le nombre de portable Centrino vendu avec une solution graphique intégrée uniquement, il est intéressant de savoir que l'i915GM offre le double de performances graphique de l'i855GM, même s'il ne pourra rivaliser avec le besoin de puissance nécessaire aux dernières productions ludiques.

Au final, Sonoma est une révolution pour l’œil du technophile averti, mais restera une légère évolution d'un point de vue néophyte (sauf si, bien sur, le marketing y met du sien). Certes, le nouveau Dothan offre des possibilités d'overclocking plus qu'impressionnantes avec une bien meilleure tenu aux haut FSB, mais cette possibilité ne sera accessible qu'aux plus fanas d'entre vous. Le grand public y verra une continuité dans l'offre d'Intel, saupoudrée d'innovations extérieures impactant principalement le confort d'utilisation et l'autonomie. Ainsi, au vu des parts de marché atteintes, Centrino reste toujours "la force tranquille".

 

 

 

 

 

 

 

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