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9 disques durs de 1 To et 2 SSD Méthodologie de test
Depuis peu, les constructeurs se sont pris d’un engouement soudain pour l’écologie et mettent même sur le marché des modèles spécialement estampillés « basse consommation ». Vu que la consommation globale semble avoir tant d’importance, nous avons choisi de la mesurer. Pourtant, cette mesure n’a pas été si simple qu’il n’y parait. A première vue, rien de plus facile : les disques durs sont tous alimentées en courant continu avec deux tensions de +12V et de +5V. Un simple ampèremètre connecté en série avec l’alimentation ou une pince ampère-métrique devrait permettre de relever la consommation en watts en multipliant le courant par la tension. En pratique, nous nous sommes vite aperçus que les valeurs relevées dans ces conditions étaient faussées.
Nous avons effectués les mesures au repos (idle), lorsque le disque est inactif, et en pleine charge, lors des tests de temps d’accès, les plus gourmands. Afin de rendre tout cela concret, nous avons ensuite estimé le coût de revient sur un an, en utilisant comme base de calcul un fonctionnement « bureautique » de 200 jours par an au rythme de 6 heures par jour dont 80% passé en idle et avec un prix au KWh de 0.1106€.
Après la consommation électrique, passons à la dissipation thermique. Rien de plus désagréable qu’un composant qui chauffe trop et qui réchauffe au passage tous les autres éléments du PC. De plus, chaleur à évacuer est souvent synonyme de ventilateur et donc de bruit supplémentaires. Nous avons donc cherché à mesurer de manière fiable la température de surface des disques. La première réaction serait de sortir le classique thermomètre infrarouge pour une mesure rapide. Manque de bol, les disques durs sont conçus en métal et leur émissivité très basse rend les mesures effectuées au thermomètre infrarouge totalement incohérentes. Nous nous sommes donc rabattus sur une sonde de contact adaptée à ce type de mesure. Celle-ci est connectée à un multimètre Keithley 2000 : Les mesures de températures sont effectuées en idle (après 30 minutes) et en load (après 15 minutes) sur trois points au dessus du disque dur et un point sur le côté du disque. Une moyenne est ensuite calculée entre ces quatre points, puis adaptée pour une température ambiante de 23°C. Exemple : si les 4 valeurs relevées sont 41, 42, 38 et 41°C et que la température ambiante est de 25°C, on obtient : (41+42+38+41)/4 - (25 – 23) soit 38.5°C.
Un autre critère important lors de l’achat d’un disque dur est le bruit émis en fonctionnement. Normalement, on le mesure avec un sonomètre à 1 mètre et celui-ci applique une courbe de pondération dite « A » censée adapter le bruit au ressenti de l’oreille humaine. Or, lors de nos tests, nous avons constaté que le bruit émis par certains disques, bien que mesurés comme plus faible qu’un autre modèle, était nettement plus irritant en pratique. Un problème récurant dans ce genre de mesures qui est probablement du à la qualité moyenne de notre sonomètre ou aux conditions environnementales. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas de solution technique dans l’immédiat, mais nous y réfléchissons pour très bientôt. En conséquence, nous avons choisi de noter les disques durs à l’oreille, de manière certes subjective mais plus réaliste, sur un barème constitué de quatre « notes », à la manière d’un 60 millions de consommateurs. Le bruit émis va donc de - - (très bruyant) à ++ (très silencieux). Oui, il faudra donc nous croire sur parole sur ce point.
Le temps d’accès représente la durée nécessaire à la tête de lecture pour se rendre d’un secteur du plateau à un autre. Elle a donc une importance prépondérante lorsque les accès concernent de multiples petits fichiers ou que de gros fichiers sont fragmentés. Il existe plusieurs façons de mesurer le temps d’accès d’un disque dur, mais nous en avons choisi deux, qui nous semblent les plus pertinentes. La première consiste à effectuer une mesure « synthétique » pour connaitre le temps d’accès minimum moyen. On superpose alors cette information sur le graphique de lectures séquentielles et on obtient ce genre de résultat :
Les points jaunes symbolisent le temps mis pour effectuer un changement de secteur sur le disque. Pour rendre ce test plus parlant et plus axé sur des considérations pratiques, nous avons mesuré le débit obtenu sur des copies d’innombrables petits fichiers. Nous avons utilisé des fichiers de 4 Ko puis de 64 Ko. Les résultats sont exprimés en Mo/s.
Restait à effectuer quelques mesures de performances lors de mises en conditions pratiques. Pour cela, nous avons choisi trois usages types :
Tous les tests ont été réalisés sur une carte mère Intel DX58SO dotée d’un chipset Intel X58 et équipée d’un Core i7 965. La configuration embarquait 3 Go de DDR3-1333 en Triple Canal et une carte graphique GeForce 9600 GT. Vista SP1 était installé sur un disque dur SATA de boot et le disque de test était configuré sur un second port SATA du Southbridge ICH10. Dans tous les cas, les firmwares des disques durs (et tout particulièrement des Seagate et Maxtor, touchés par un bug), on été mis à jour vers les versions les plus récentes disponible au moment des tests (février 2009).
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